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-J'aimerais bien savoir ce que Marguerite fout. Ca doit être de la bonne.
Plus haut. 7èm étage. Elle avait demandé au mec dans l'ascenseur... « Au septième » pis elle avait rougi de toute la candeur qui lui restait de ses 19 printemps. Elle était arrivée, dans sa chambre à Elle. Elle, c'était son eau, pas son eau-vive, car c'était pas une Estelle. Elle, Elle (le) savait. Elle (la) savait. Dans ses yeux y avait toutes les réponses. Elle-même ne les avait pas encore déchiffrées. Ses yeux, c'étaient des énigmes ouvertes, ils se trahissaient dès qu'elle les levait. Alors. Elle les levait pas souvent. On la pensait humble. Elle manquait juste d'explications. Deest. Elle aimait la compagnie de ceux à qui elle ne devait aucune explication. Les mots sont froids. Les justifications aussi.
Marguerite allait voir Pâquerette de temps en temps. Elles mélangeaient parfois leurs larmes avec leurs cafés, et souvent leurs sourires se brisaient dans des éclats de rires. Pendant quelques secondes elles oubliaient. Tout. La marmelade, les études, les regards de leurs guides dans lesquels elles pouvaient lire les remarques taillées à l'encre rouge dans leurs copies. Pis Pâquerette avait souvent le blues, il fallait bien le dire. Même si parfois elle se prenait pour un soleil.
Cette saison là, Pâquerette avait été déracinée. Elle s'était fanée. Mais elle avait tenu. Tenu à quoi d'ailleurs ? Elle n'était pas différente. Elle se tenait toujours courbée. Mais à l'intérieur, c'était un feu qui s'éteignait. Les allumettes fébriles, elle les trouvait dans des regards, volés à des coins de rue. Ephémères. Ses yeux étaient devenu vides peu à peu. Pourtant, dans cette carcasse creuse, résonnait toujours un fond de rire qui semblait débarquer d'antan. C'était du réchauffé. Alors elle avait voulu tout réchauffer la Pâquerette. Elle avait tout fait flamber une deuxième fois. Elle avait recommencé. Pâquerette avait vécu parmi les cendres calcinées. Encore fumantes et résonnantes. Illusion.
Plus d'espoir. V'la t'y pas qu'elle menaçait de se flinguer, la Pâquerette, maintenant, à chaque fois que quelque chose lui résistait. Elle était vidée. Elle n'avait plus rien en elle. Elle cherchait alors une aide chez les autres.
Marguerite voyant que personne ne répondait à ses coups de sonnette, ouvrit la porte avec le double des clés qu'elle possédait.
Pour Astrid.
-J'aimerais bien savoir ce que Marguerite fout. Ca doit être de la bonne.
Plus haut. 7èm étage. Elle avait demandé au mec dans l'ascenseur... « Au septième » pis elle avait rougi de toute la candeur qui lui restait de ses 19 printemps. Elle était arrivée, dans sa chambre à Elle. Elle, c'était son eau, pas son eau-vive, car c'était pas une Estelle. Elle, Elle (le) savait. Elle (la) savait. Dans ses yeux y avait toutes les réponses. Elle-même ne les avait pas encore déchiffrées. Ses yeux, c'étaient des énigmes ouvertes, ils se trahissaient dès qu'elle les levait. Alors. Elle les levait pas souvent. On la pensait humble. Elle manquait juste d'explications. Deest. Elle aimait la compagnie de ceux à qui elle ne devait aucune explication. Les mots sont froids. Les justifications aussi.
Marguerite allait voir Pâquerette de temps en temps. Elles mélangeaient parfois leurs larmes avec leurs cafés, et souvent leurs sourires se brisaient dans des éclats de rires. Pendant quelques secondes elles oubliaient. Tout. La marmelade, les études, les regards de leurs guides dans lesquels elles pouvaient lire les remarques taillées à l'encre rouge dans leurs copies. Pis Pâquerette avait souvent le blues, il fallait bien le dire. Même si parfois elle se prenait pour un soleil.
Cette saison là, Pâquerette avait été déracinée. Elle s'était fanée. Mais elle avait tenu. Tenu à quoi d'ailleurs ? Elle n'était pas différente. Elle se tenait toujours courbée. Mais à l'intérieur, c'était un feu qui s'éteignait. Les allumettes fébriles, elle les trouvait dans des regards, volés à des coins de rue. Ephémères. Ses yeux étaient devenu vides peu à peu. Pourtant, dans cette carcasse creuse, résonnait toujours un fond de rire qui semblait débarquer d'antan. C'était du réchauffé. Alors elle avait voulu tout réchauffer la Pâquerette. Elle avait tout fait flamber une deuxième fois. Elle avait recommencé. Pâquerette avait vécu parmi les cendres calcinées. Encore fumantes et résonnantes. Illusion.
Plus d'espoir. V'la t'y pas qu'elle menaçait de se flinguer, la Pâquerette, maintenant, à chaque fois que quelque chose lui résistait. Elle était vidée. Elle n'avait plus rien en elle. Elle cherchait alors une aide chez les autres.
Marguerite voyant que personne ne répondait à ses coups de sonnette, ouvrit la porte avec le double des clés qu'elle possédait.
. Birdy .


