Deest

Deest
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Pour Astrid.





-J'aimerais bien savoir ce que Marguerite fout. Ca doit être de la bonne.


Plus haut. 7èm étage. Elle avait demandé au mec dans l'ascenseur... « Au septième » pis elle avait rougi de toute la candeur qui lui restait de ses 19 printemps. Elle était arrivée, dans sa chambre à Elle. Elle, c'était son eau, pas son eau-vive, car c'était pas une Estelle. Elle, Elle (le) savait. Elle (la) savait. Dans ses yeux y avait toutes les réponses. Elle-même ne les avait pas encore déchiffrées. Ses yeux, c'étaient des énigmes ouvertes, ils se trahissaient dès qu'elle les levait. Alors. Elle les levait pas souvent. On la pensait humble. Elle manquait juste d'explications. Deest. Elle aimait la compagnie de ceux à qui elle ne devait aucune explication. Les mots sont froids. Les justifications aussi.

Marguerite allait voir Pâquerette de temps en temps. Elles mélangeaient parfois leurs larmes avec leurs cafés, et souvent leurs sourires se brisaient dans des éclats de rires. Pendant quelques secondes elles oubliaient. Tout. La marmelade, les études, les regards de leurs guides dans lesquels elles pouvaient lire les remarques taillées à l'encre rouge dans leurs copies. Pis Pâquerette avait souvent le blues, il fallait bien le dire. Même si parfois elle se prenait pour un soleil.

Cette saison là, Pâquerette avait été déracinée. Elle s'était fanée. Mais elle avait tenu. Tenu à quoi d'ailleurs ? Elle n'était pas différente. Elle se tenait toujours courbée. Mais à l'intérieur, c'était un feu qui s'éteignait. Les allumettes fébriles, elle les trouvait dans des regards, volés à des coins de rue. Ephémères. Ses yeux étaient devenu vides peu à peu. Pourtant, dans cette carcasse creuse, résonnait toujours un fond de rire qui semblait débarquer d'antan. C'était du réchauffé. Alors elle avait voulu tout réchauffer la Pâquerette. Elle avait tout fait flamber une deuxième fois. Elle avait recommencé. Pâquerette avait vécu parmi les cendres calcinées. Encore fumantes et résonnantes. Illusion.

Plus d'espoir. V'la t'y pas qu'elle menaçait de se flinguer, la Pâquerette, maintenant, à chaque fois que quelque chose lui résistait. Elle était vidée. Elle n'avait plus rien en elle. Elle cherchait alors une aide chez les autres.

Marguerite voyant que personne ne répondait à ses coups de sonnette, ouvrit la porte avec le double des clés qu'elle possédait.




. Birdy .

# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:33

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:17

Je t'aime * ("L'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches." Céline)

Je t'aime * ("L'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches." Céline)
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JE T'AIME


Parce que je m'aime
(je recherche en toi ce qui manque en moi)

Parce que j'ai besoin de toi
(Jusqu'au jour où cessera mon besoin de toi)

Pour ce que tu es
(à condition que tu le reste)

Parce que je t'admire
(A condition que tu ne cesses d'être admirable à mes yeux.)

Tel que tu es
(Mais si tu es faible mon amour deviendra protection apitoyée, voir mépris caché.)

Parce que tu es
(ta réalisation intérieure me permet d'être ce que je suis, avec mes forces et mes faiblesses)





DACO, Comprendre les Femmes et leur psychologie profonde (1972)





# Posté le mercredi 04 juin 2008 12:43

Modifié le samedi 23 août 2008 05:31

Le jour de moins.

Le jour de moins.
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( L'aurore aux doigts moroses vint la meurtrir un peu plus du bord de l'oreiller.
Se débarrassant de cette pesanteur devenue énorme avec les années et la stupidité passive qui s'y était mêlée, elle se redressa.
Courbée pour un jour de moins.
Son sourire écorché dans une glace morte de froideur semblait réitérer une demande jusqu'ici esquivée. Un volte face imposa au sourire de glace une suspension résonnante. Il était prisonnier dans le miroir, pour un instant.
Polluée et courbée encore contre un jour de moins, elle poussa la porte. L'air lourd n'essaya pas de rentrer ni de sortir se confortant dans son éternel entre deux.
Un pas ou deux au dehors pour se diriger vers son Occupation.
Se faire place dans la masse nauséabonde des rôles donnés.
Son pied rouillé dans un mécanisme parmi d'autres cherche un passage. Enrayé.
La pluie surgie, s'infiltre, elle mouille la face décrépie de cette femme.
Celle ci s'accorde alors une véritable rébellion et lève des yeux rageurs vers la source de l'eau.
Alors, dans un effort surhumain que personne d'autre n'osera faire elle voit le ciel et le jour avec.
Des individus vêtus de couleur, chose impensable aujourd'hui, sont juchés sur les toits et les aspergent. Au dessus d'eux le ciel est bleu, des colombes grises planent très bas par peur du soleil, trop clair. L'une d'elles, curieuse de voir une face se lever vers elle arrive vivement. La femme reçoit des plumes et tombe.
Elle demeure endormie au sein du jour de moins et personne ne l'aperçoit. )


Novembre 2007



. Birdy .

# Posté le mercredi 04 juin 2008 13:18

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:17

L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.
« C'est pas ma journée... » La vie comme une blessure . Défendu au suicide de guérir la cicatrice . Si je faisais une équipe de foot avec des dictateurs . D'abord il y a l'aîné . Je prendrais Mussolini en avant centre, mais pas Hitler dans les buts, parce qu'il est trop petit . Qui fait rien de ses dix doigts . Mais lui qui n'en peut plus. Est-ce que le but de la vie est de vivre ? Lui qui est complètement cuit . Et qui se prend pour le roi . Qui se saoule toutes les nuits . La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse . Avec du mauvais vin .

« C'est pas ton année non plus ! » Quand la terre est changée en un cachot humide, . Trying hard to speak and . Fighting with my weak hand . Où l'Espérance, telle une chauve-souris, . When something is broken . And you try to fix it . S'en va battant les murs de son aile timide . Trying to repair it . Any way you can . Et se cognant la tête à des plafonds pourris; . You become my best friend . I wanna love you. But I don't know if I can . I know something is broken .

Je n'ai à mon service que trois moyens d'évaluer l'existence humaine: L'étude de soi, la plus difficile et la plus dangereuse, mais aussi la plus féconde des méthodes; . Jveux qu'on baise sur ma tombe . L'observation des hommes, qui s'arrangent le plus souvent pour nous cacher leurs secrets ou pour nous faire croire qu'ils en ont; . J'aurais aimé t'aimer . Devenir le soleil . Pour sécher tes sanglots . Les livres, avec les erreurs particulières de perspective qui naissent entre les lignes . Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre qu'un bon; il sort avec la même sincérité de l'âme de l'auteur . Mais c'est plus fort que moi . Tu vois je n'y peux rien . Ce monde n'est pas pour moi . Certes, je sortirai, quand à moi, satisfait . Ce monde n'est pas le mien . D'un monde où l'action n'est pas la s½ur du rêve; .

« Pourquoi ? » Le bonheur suppose que l'on refuse de voir le monde tel qu'il est . Le bonheur, c'est comme le coke - c'est une chose qu'on obtient comme un sous-produit de la fabrication d'autre chose .



[Trop de mot tue le mot.]





Lucas-Jacques Brel-Lautréamont-Céline-Les Fatals Picards-Claudel-M Yourcenar-Saez-Huxley-Schmitt-Baudelaire.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 14:30

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:16

Je l'aime tant le temps qui reste.

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. . .D'accord?

# Posté le jeudi 12 juin 2008 06:07

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:17